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Journée de solidarité 2026 : guide complet pour les employeurs

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MIN DE LECTURE
04 MAI 2026
Pauline Legrand
Juriste en Droit social
SOMMAIRE

La journée de solidarité, qu’est-ce que c’est ?

  • Pour vos salarié·e·s : c’est une journée supplémentaire de travail non rémunérée, c’est donc en quelque sorte l’inverse d’un jour férié. 🙃
  • Pour vous : c’est une contribution patronale de 0,3% de votre masse salariale.

Elle n’est pas obligatoirement fixée le lundi de Pentecôte ! 

Votre convention collective peut prévoir une date pour la fixation de la journée de solidarité! À défaut, vous pouvez fixer librement cette date, après consultation du CSE s’il existe, en choisissant:

  • N'importe quel jour férié à l’exception du 1er mai qui est obligatoirement chômé;
  • De faire réaliser à vos salarié·es 7 heures supplémentaires précédemment non travaillées au cours de l’année;
  • De supprimer un jour de congé supplémentaire attribué dans le cadre d’un forfait jours (« RTT cadre »).

En pratique, le travail du lundi de Pentecôte (le 25/05/2026) est la solution la plus répandue.

⚠️ Vous ne pouvez pas fixer la journée de solidarité:

  • Un dimanche;
  • Un jour de congé payé légal;
  • Un jour correspondant à la prise d’un repos de remplacement des heures supplémentaires ou d’une contrepartie obligatoire en repos;
  • Un jour de pont conventionnellement rémunéré.

Est-ce que je peux offrir la journée de solidarité à mes salarié·e·s ?

Oui, vous pouvez demander à vos salarié·e·s de ne pas venir travailler le jour choisi pour accomplir la journée de solidarité mais:

  • L'ensemble de vos salarié·e·s doivent en bénéficier pour respecter le principe d'égalité de traitement;
  • Vous serez tenu·e de payer la contribution patronale dans tous les cas.

Et pour les salarié·e·s en forfait jours ?

À titre d’exemple, pour la convention collective Syntec, ils·elles ne peuvent travailler plus de 218 jours dans l’année, journée de solidarité comprise. Pour les salarié·e·s dont le forfait est égal à 218 jours, si la journée de solidarité est travaillée, ils·elles bénéficieront donc d’un jour de repos supplémentaire par rapport aux salarié·e·s qui ne travaillent pas lors de la journée de solidarité. Pour eux·elles, cela sera donc neutre.

Quels sont les salarié·es concerné·e·s ?

Tous les salarié·e·s (CDD ou CDI), y compris les alternants. ⚠️ Les stagiaires n’étant pas salarié·e·s, ils·elles ne sont pas concerné·e·s par la journée de solidarité.

Quid du·de la salarié·e embauché·e en cours d’année ? 

Il faut distinguer :

  • Si la journée de solidarité est fixée avant sa date d’entrée : il·elle n’est pas concerné·e;
  • Si la journée de solidarité est fixée après sa date d’entrée : il·elle doit l’effectuer, sauf si la journée de solidarité a déjà été effectuée chez un précédent employeur.

Quid si le·la salarié·e n’effectue pas la journée de solidarité ?

 La journée de solidarité s’impose aux salarié·e·s. En cas de refus, ils·elles s’exposent à des sanctions disciplinaires. Il existe une exception pour les salarié·e·s à temps partiel dès lors que vous décidez de modifier la répartition de la durée du travail de ces salarié·e·s. Ils·elles peuvent refuser d’effectuer cette journée uniquement si la date retenue est incompatible avec :

  • Leurs obligations familiales impérieuses;
  • Le suivi d'un enseignement scolaire ou supérieur;
  • L'accomplissement d'une période d'activité fixée par un autre employeur;
  • Une activité professionnelle non salariée.


N’hésitez pas à contacter BOLD afin que l’on puisse vous accompagner plus amplement dans le cadre de la fixation de cette journée.

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À PROPOS DE L'AUTEUR
Pauline Legrand
Juriste en Droit social
Pauline Legrand est juriste en droit social au sein du cabinet. Elle accompagne les entrepreneurs dans la structuration juridique et humaine de leur entreprise, convaincue que la réussite d’un projet repose avant tout sur des relations solides et équilibrées avec les collaborateurs. Après un premier passage chez Bold en stage, Pauline a enrichi son expérience au sein de la société Ria Money Transfer, où elle a découvert les enjeux concrets de la gestion sociale en entreprise. Animée par l’envie de retrouver l’univers entrepreneurial et d’aider les entreprises à se développer dans un cadre sain et durable, elle a choisi de revenir chez BOLD. ‍Passionnée de sport, Pauline anime également un podcast « Track+ » et suit une formation pour devenir préparatrice mentale des sportifs, une démarche en cohérence avec sa vision du droit social : allier performance, bien-être et engagement.
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