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Auto-entrepreneur ou société ?

Private Equity et M&A
Essentiel
7:10
2023
Micro-entreprise ou société pour te lancer ? Simplicité et cash immédiat côté auto-entreprise, ambition, levée de fonds et embauche côté société — et comment passer de l'un à l'autre.
B
Margot
Création & structuration
7:10
Msl33Wpd0Yg
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La méthode en bref

En une phrase : Micro-entreprise ou société pour te lancer ? Simplicité et cash immédiat côté auto-entreprise, ambition, levée de fonds et embauche côté société — et comment passer de l'un à l'autre.

Auto-entrepreneur ou société ? C'est l'une des premières questions quand on se lance. Dans cet épisode de la Bold Académy, on t'aide à trancher — non pas en pesant abstraitement le pour et le contre de chaque statut, mais en identifiant celui qui colle le mieux à ta situation et à tes ambitions. Un statut juridique est de toute façon indispensable pour facturer un client.

Tout part de la définition de ton projet : à quel stade en es-tu, quelle ambition, seul ou associé, quel type d'activité ? Ces réponses orientent le choix. L'auto-entreprise séduit par sa simplicité (un numéro SIRET en quelques clics, des frais de constitution limités) et par le cash immédiat : en freelance, tu factures et encaisses directement, là où en société c'est la structure qui facture puis te verse rémunération ou dividendes. Sa fiscalité est allégée : franchise en base de TVA (sous seuil, mais sans pouvoir la facturer ni la récupérer), régime micro-fiscal avec abattement forfaitaire, et option pour le versement libératoire (1 % à 2,2 % selon l'activité). Attention toutefois aux seuils de chiffre d'affaires : deux années de dépassement font basculer au régime réel.

Pour un projet plus ambitieux, la société (souvent SARL ou SAS) s'impose : elle permet de s'associer, de lever des fonds, d'embaucher et d'intéresser les salariés au capital (BSA, BSPCE, stock-options), et d'activer des leviers publics puissants (CIR, CII, statut JEI) pour les projets innovants ou de R&D.

Les points clés à retenir

Voici les idées à garder en tête après la vidéo. Elles servent de checklist rapide pour passer du concept à l'action.

statut juridique est indispensable pour facturer

Un statut juridique est indispensable pour facturer ; le bon choix dépend de ton projet (stade, ambition, seul ou associé, activité).

L'auto-entreprise = simplicité (SIRET en quelques clics)

L'auto-entreprise = simplicité (SIRET en quelques clics), frais réduits et cash immédiat (tu factures et encaisses directement).

Fiscalité allégée : franchise de TVA, régime

Fiscalité allégée : franchise de TVA, régime micro-fiscal avec abattement, option versement libératoire (1 % à 2,2 %) — mais plafonds de CA.

société s'impose pour un projet ambitieux

La société s'impose pour un projet ambitieux : s'associer, lever des fonds, embaucher et intéresser au capital (BSA, BSPCE, stock-options).

société ouvre les leviers publics d'innovation

La société ouvre les leviers publics d'innovation : CIR, CII, statut JEI.

Passer d'auto-entrepreneur à société implique des formalités

Passer d'auto-entrepreneur à société implique des formalités : clôture de l'AE, changement de régime social (TNS → assimilé-salarié), apport/cession du fonds de commerce, plus-value (report possible) et droits d'enregistrement (0 à 5 %).

Quand l'appliquer dans ta startup ?

À utiliser quand tu poses les bases de ta société, que tu choisis ton statut ou que tu veux éviter une erreur structurante dès le départ.

L'objectif n'est pas de tout complexifier, mais de repérer les bons réflexes : ce qu'il faut décider, ce qu'il faut documenter, et ce qu'il vaut mieux faire valider avant que le sujet ne bloque ton projet.

Pour aller plus loin

Cette vidéo fait partie de la Bold Academy. Les vidéos liées, les articles, les modèles de la contrathèque et les expertises associées te permettent de continuer le parcours sans repartir de zéro.

À retenir : Auto-entrepreneur ou société ? doit t'aider à prendre une meilleure décision juridique, plus vite, avec une vision claire des risques et des prochaines étapes.

À retenir
  • Un statut juridique est indispensable pour facturer ; le bon choix dépend de ton projet (stade, ambition, seul ou associé, activité).
  • L'auto-entreprise = simplicité (SIRET en quelques clics), frais réduits et cash immédiat (tu factures et encaisses directement).
  • Fiscalité allégée : franchise de TVA, régime micro-fiscal avec abattement, option versement libératoire (1 % à 2,2 %) — mais plafonds de CA.
  • La société s'impose pour un projet ambitieux : s'associer, lever des fonds, embaucher et intéresser au capital (BSA, BSPCE, stock-options).
  • La société ouvre les leviers publics d'innovation : CIR, CII, statut JEI.
  • Passer d'auto-entrepreneur à société implique des formalités : clôture de l'AE, changement de régime social (TNS → assimilé-salarié), apport/cession du fonds de commerce, plus-value (report possible) et droits d'enregistrement (0 à 5 %).
  • Si tu sais que ton projet grandira vite, mieux vaut souvent créer directement une société.
Transcription+

Quand un entrepreneur veut se lancer, il se pose souvent la question du statut : auto-entrepreneur, ou directement en société ? Dans tous les cas, un statut juridique est indispensable pour facturer un client. Quel est le bon statut ? Il ne s'agit pas de peser le pour et le contre de chacun dans l'absolu, mais de comprendre lequel est le plus adapté à ta situation et à tes projets de développement.

1. Bien définir son projet. D'abord, pose-toi les bonnes questions : à quel stade en es-tu ? Quelle ambition as-tu ? Comptes-tu rester seul ou t'associer et monter une équipe ? Quel type d'activité proposes-tu ? Les réponses influent fortement sur le choix entre auto-entreprise et société.

2. L'auto-entreprise : avantages et limites. Ses atouts : la simplicité des formalités (il suffit de demander un numéro SIRET, en quelques clics), donc des frais de constitution limités — là où une société implique des frais de greffe, des frais juridiques pour les statuts et un expert-comptable. Si tu n'es pas prêt à exposer ces sommes dès le départ, l'auto-entreprise est une bonne option. Et si tu exerces en freelance, elle te permet de facturer et d'encaisser directement — en société, c'est la structure qui facture puis te verse rémunération ou dividendes. Excellente option, donc, quand tu as besoin de cash immédiat pour tes besoins du quotidien.

Côté fiscal et social, le statut est allégé. La franchise en base de TVA : sous un certain seuil de chiffre d'affaires, tu es dispensé de déclaration et de paiement de la TVA — mais en contrepartie, tu ne peux ni la facturer à tes clients ni la récupérer sur tes achats professionnels. Le régime micro-fiscal : pour l'impôt sur le revenu, tu es imposé selon le régime classique du micro (BIC ou BNC), sans déclaration professionnelle complexe, ton bénéfice imposable étant déterminé après un abattement forfaitaire variable selon l'activité. Le versement libératoire : si le revenu fiscal de ton foyer ne dépasse pas certains seuils, tu peux l'opter — l'impôt sur le revenu est alors payé avec tes cotisations sociales, à un taux fixe très faible (1 % à 2,2 % selon l'activité). Attention aux seuils : en cas de dépassement pendant deux années consécutives, tu bascules automatiquement au régime réel, avec comptabilité stricte et expert-comptable. Enfin, en tant qu'auto-entrepreneur, tu cotises à l'URSSAF et bénéficies d'une couverture sociale (santé, retraite) comme les indépendants. C'est un statut léger, idéal pour une activité en solo sans grande vocation à évoluer, ou pour une activité occasionnelle — mais il trouve vite ses limites, notamment le plafond de chiffre d'affaires.

3. La société : pour des projets plus ambitieux. Si ton projet a vocation à grandir vite, mieux vaut créer directement une société — le plus souvent une SARL ou une SAS (cette dernière offrant des règles très souples). La société s'impose notamment : pour un projet à plusieurs (elle permet de s'associer et de fixer les règles dès le départ) ; pour lever des fonds (et augmenter significativement la trésorerie) ; pour embaucher et partager le capital (les coûts de personnel étant déductibles ; tu peux intéresser tes salariés via des pools de BSA, des BSPCE ou des stock-options) ; et pour activer des leviers de financements publics si ton projet est innovant ou en R&D (CIR, CII, statut de Jeune Entreprise Innovante — JEI).

4. Passer d'auto-entrepreneur à société. Il est fréquent de démarrer en auto-entrepreneur pour tester son marché, puis de passer en société. C'est possible, mais cela implique plusieurs formalités : clôturer l'auto-entreprise (cesser officiellement l'activité et liquider les dernières taxes) ; le changement de régime social et fiscal (en SASU, par exemple, tu passes de TNS à assimilé-salarié, avec des incidences majeures sur tes cotisations) ; apporter ou céder à la société le fonds de commerce créé sous l'auto-entreprise. Cette opération peut générer une plus-value fiscale — dont l'imposition peut, sous conditions, faire l'objet d'un report. Enfin, les cessions de fonds de commerce sont soumises à des droits d'enregistrement de 0 % à 5 % du prix, généralement payés par l'acquéreur (ta nouvelle société). Toutes ces démarches ont un coût : si tu sais dès le départ que ton projet grandira vite, il peut être plus judicieux de sauter l'étape de l'auto-entreprise.

Il n'y a pas de statut idéal, mais des questions à se poser pour choisir la structure la plus adaptée à tes projets à court et moyen terme. En cas de doute ou pour un accompagnement sur mesure, pose tes questions en commentaire ou contacte-nous via notre site. À bientôt !

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