La méthode en bref
En une phrase : SARL, SAS ou SA ? Écarter les sociétés civiles, oublier la SA, et surtout trancher entre SAS et SARL selon un critère clé : ton besoin de cash pour te rémunérer chaque mois.
Au moment de créer ta société, choisir la bonne structure peut sembler complexe : SAS, SARL, SA… quelle différence ? Dans cet épisode de la Bold Académy, on décrypte la jungle des statuts pour t'aider à choisir la forme la plus adaptée à ton projet.
Le passage en société se présente en général dans trois situations : au démarrage (par exemple pour profiter de tes indemnités Pôle Emploi), en cours de croissance (quand tu dépasses les seuils de l'auto-entreprise), ou pour t'associer. Une société est une organisation juridique reconnue par les administrations, et le seul moyen de répartir une activité entre plusieurs personnes via des parts sociales ou des actions.
Premier réflexe : pour une activité commerciale (facturation de prestations, achat-revente), on écarte les sociétés civiles, réservées aux activités civiles. Reste la SARL, la SAS ou la SA. La SA est une structure lourde (conseil d'administration ou directoire et conseil de surveillance), réservée aux grandes sociétés, souvent cotées — rarement pertinente pour un démarrage. Le vrai match se joue donc entre SAS et SARL.
Les points clés à retenir
Voici les idées à garder en tête après la vidéo. Elles servent de checklist rapide pour passer du concept à l'action.
Pour une activité commerciale, écarte les sociétés
Pour une activité commerciale, écarte les sociétés civiles : le choix se fait entre SARL, SAS ou SA.
SA est lourde (gouvernance complexe) et réservée
La SA est lourde (gouvernance complexe) et réservée aux grandes structures ou sociétés cotées — rarement pour un démarrage.
vrai choix se joue entre SAS et
Le vrai choix se joue entre SAS et SARL, selon l'usage du capital et ton statut de dirigeant.
Critère clé : as-tu besoin de te
Critère clé : as-tu besoin de te rémunérer chaque mois ? Sinon, SAS/SASU (président non rémunéré, coût social nul, idéal avec Pôle Emploi).
Si tu dois te rémunérer tout de
Si tu dois te rémunérer tout de suite, la SARL (gérant majoritaire TNS) coûte bien moins qu'un président de SAS rémunéré (régime général, ~100 % de charges).
choix n'est pas figé (transformation possible)
Le choix n'est pas figé (transformation possible) ; soigne l'objet social (→ code NAF/INSEE) et prévois ~500 € de frais + un expert-comptable.
Quand l'appliquer dans ta startup ?
À utiliser quand tu poses les bases de ta société, que tu choisis ton statut ou que tu veux éviter une erreur structurante dès le départ.
L'objectif n'est pas de tout complexifier, mais de repérer les bons réflexes : ce qu'il faut décider, ce qu'il faut documenter, et ce qu'il vaut mieux faire valider avant que le sujet ne bloque ton projet.
Pour aller plus loin
Cette vidéo fait partie de la Bold Academy. Les vidéos liées, les articles, les modèles de la contrathèque et les expertises associées te permettent de continuer le parcours sans repartir de zéro.
À retenir : Quel type de société pour entreprendre ? (SAS, SARL, SA) doit t'aider à prendre une meilleure décision juridique, plus vite, avec une vision claire des risques et des prochaines étapes.
- Pour une activité commerciale, écarte les sociétés civiles : le choix se fait entre SARL, SAS ou SA.
- La SA est lourde (gouvernance complexe) et réservée aux grandes structures ou sociétés cotées — rarement pour un démarrage.
- Le vrai choix se joue entre SAS et SARL, selon l'usage du capital et ton statut de dirigeant.
- Critère clé : as-tu besoin de te rémunérer chaque mois ? Sinon, SAS/SASU (président non rémunéré, coût social nul, idéal avec Pôle Emploi).
- Si tu dois te rémunérer tout de suite, la SARL (gérant majoritaire TNS) coûte bien moins qu'un président de SAS rémunéré (régime général, ~100 % de charges).
- Le choix n'est pas figé (transformation possible) ; soigne l'objet social (→ code NAF/INSEE) et prévois ~500 € de frais + un expert-comptable.
À un moment de ton projet entrepreneurial, tu peux décider de créer une société. Ce choix se présente généralement dans trois situations. Au démarrage : par exemple si tu as des indemnités Pôle Emploi et qu'il est utile de créer une société servant de tirelire pour l'avenir. En cours de croissance : si tu as démarré en auto-entrepreneur, que tu as dépassé les seuils de chiffre d'affaires et qu'il faut passer en société. Pour t'associer : si tu veux lancer ou développer ton activité avec d'autres personnes. La première question est donc : comment choisir, dans cette jungle des statuts, la bonne société pour ton projet ?
Qu'est-ce qu'une société ? C'est une organisation juridique reconnue par les administrations fiscales et sociales, au sein de laquelle tu exerces une activité professionnelle. C'est aussi le seul moyen de répartir une activité entre plusieurs personnes, via les parts sociales ou les actions.
Écarter les sociétés civiles. Pour une activité commerciale classique, le choix ne dépend pas de l'activité exacte : tu as le choix entre SARL, SAS et SA. La première chose à faire est d'écarter les sociétés civiles, qui ont pour objet des activités civiles et non commerciales. Dès lors que ton activité est commerciale — facturer des prestations ou faire de l'achat-revente —, tu dois t'orienter vers une société commerciale.
Le cas de la SA. La société anonyme est peu utilisée aujourd'hui pour les créations d'entreprises : structure lourde, gouvernance complexe (conseil d'administration, ou directoire et conseil de surveillance). Elle est en général réservée aux sociétés cotées et ne concerne qu'exceptionnellement les primo-entrepreneurs. À ce stade, le choix se joue donc principalement entre la SAS et la SARL.
Le match SAS vs SARL. Ce sont deux structures complètement différentes ; tu dois décider laquelle correspond le mieux à ton projet au lancement. Rassure-toi, ce choix n'est pas figé : tu peux commencer en SAS et la transformer plus tard en SARL, ou l'inverse. Pour décider, base-toi sur deux ordres de critères : ce que tu veux faire de ta société et à qui tu distribues le capital, et ton statut en tant que dirigeant.
Le critère clé : le besoin de cash au quotidien. Le point central pour trancher est le même que pour choisir entre l'auto-entreprise et la société : as-tu besoin de cash tous les mois pour vivre ? Si tu as un maintien Pôle Emploi, tu n'as pas besoin de te rémunérer tout de suite via la société : il est plus avantageux de créer une SAS (ou SASU), où tu peux être président non rémunéré, sans cotisations ni charges sociales, ta société facturant ses clients à coût social nul. Si tu as besoin de cash immédiatement pour te rémunérer, oriente-toi vers la SARL : en gérant majoritaire, tu dépends du régime des Travailleurs Non-Salariés (TNS), dont les cotisations sont bien moins élevées que pour un président de SAS qui se rémunère. Attention au piège : se rémunérer comme président de SAS coûte cher (régime général des salariés) — pour chaque tranche de 100 que tu te verses, c'est presque 100 % de charges sociales en plus chaque mois. Un régime très lourd pour un démarrage.
Comment créer sa société ? Constituer une société seul en ligne est tout à fait faisable : on trouve facilement des modèles de statuts, notamment pour les SAS (chez Bold, on en met à disposition — on pourra te transmettre le lien en commentaire). N'aie pas peur de te lancer : tout se modifie ensuite. Si tu commences seul en SASU et que ça devient une startup avec des associés, il sera toujours temps de modifier les statuts.
Points de vigilance. L'objet social : ne te trompe pas en le rédigeant, car il détermine ton code NAF et ton immatriculation auprès de l'INSEE. Et la répartition du capital. Les coûts. Même en rédigeant tes statuts toi-même, la création engendre des coûts incompressibles (publicité légale, frais de greffe…) autour de 500 €. Et dès que tu entres dans la comptabilité d'une société (plus rigide que l'auto-entreprise), il est important de faire appel à un expert-comptable pour clôturer tes comptes.
L'accompagnement Bold. On peut t'accompagner de deux manières : l'abonnement illimité, si tu sais que tu auras besoin de nous sur le long terme pour d'autres questions juridiques ; ou le mentoring gratuit, accessible sur notre site, qui te permet de bénéficier de 20 minutes d'échange avec un avocat pour tes questions de démarrage. Indique-nous en commentaire les sujets qui t'intéressent. À bientôt pour une prochaine vidéo !



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