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Mise en demeure pour une image copiée : que faire ?
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Mise en demeure pour une image copiée : que faire ?

Corporate
Avancé
6:43
2023
Une société (type PicRights) t'envoie une mise en demeure pour une photo utilisée sans droits ? Ces demandes sont souvent contestables : vérifier la titularité et l'originalité, puis négocier ou contester.
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Jordana Heslot
Marque & propriété intellectuelle
Jordana Heslot
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La méthode en bref

En une phrase : Une société (type PicRights) t'envoie une mise en demeure pour une photo utilisée sans droits ? Ces demandes sont souvent contestables : vérifier la titularité et l'originalité, puis négocier ou contester.

Pour alimenter ton site ou tes réseaux, tu utilises parfois des photos trouvées sur internet, que tu crois libres de droits. Attention : tu peux recevoir du titulaire (ou d'une société mandatée) une mise en demeure t'accusant de reproduction contrefaisante, te demandant de supprimer l'image d'urgence et de payer une indemnisation, sous peine de poursuites. Dans cet épisode de la Bold Académy, Jordana Heslot t'explique comment réagir.

Les « copyright trolls ». Des sociétés se sont spécialisées là-dedans (la plus connue en France : PicRights). Mandatées par des photographes, elles scannent le web par intelligence artificielle pour repérer l'usage des images de leurs clients, puis envoient automatiquement des mises en demeure génériques, suivies de relances — un véritable contentieux de masse, à la limite du harcèlement. Beaucoup de destinataires paient par crainte. Or ces demandes sont souvent infondées ou contestables, et les montants réclamés dépassent fréquemment les condamnations des tribunaux français.

Tes moyens de défense. Deux conditions doivent être réunies pour que la demande soit légitime. D'abord la titularité : exige la preuve que la société détient bien les droits (« Merci de me justifier de votre droit de propriété intellectuelle sur la photographie concernée »). Ensuite l'originalité : une photo n'est protégée par le droit d'auteur que si elle est originale — et c'est au demandeur de le démontrer (« Je vous invite à me justifier avec précision que l'image litigieuse est suffisamment originale »). Exemple vécu : un client avait publié la photo d'un bâtiment d'architecte ; la photo n'avait rien d'original (seul le bâtiment l'était) — arroseur arrosé, c'est le photographe qui était en tort. Enfin, même quand la demande est fondée, le montant se négocie (durée de publication, nombre de vues…).

Les points clés à retenir

Voici les idées à garder en tête après la vidéo. Elles servent de checklist rapide pour passer du concept à l'action.

Utiliser une image trouvée sur internet (crue

Utiliser une image trouvée sur internet (crue libre de droits) peut te valoir une mise en demeure du titulaire ou d'une société mandatée : suppression + indemnisation sous peine de poursuites.

Des « copyright trolls » (le plus

Des « copyright trolls » (le plus connu en France : PicRights) scannent le web par IA et envoient des mises en demeure automatiques et génériques, souvent suivies de relances.

Beaucoup de ces demandes sont infondées ou

Beaucoup de ces demandes sont infondées ou contestables, et les montants réclamés dépassent souvent les condamnations des tribunaux français.

Premier réflexe : exiger la preuve de

Premier réflexe : exiger la preuve de la titularité des droits (la société a-t-elle le droit d'agir pour le photographe ?).

Deuxième réflexe : la photo doit être

Deuxième réflexe : la photo doit être originale pour être protégée — et c'est au demandeur de prouver cette originalité.

Même si la demande est fondée, le

Même si la demande est fondée, le montant se négocie (durée de publication, nombre de vues).

Quand l'appliquer dans ta startup ?

À utiliser dès qu'un nom, un logo, un code, un contenu ou une création devient central dans ton business.

L'objectif n'est pas de tout complexifier, mais de repérer les bons réflexes : ce qu'il faut décider, ce qu'il faut documenter, et ce qu'il vaut mieux faire valider avant que le sujet ne bloque ton projet.

Pour aller plus loin

Cette vidéo fait partie de la Bold Academy. Les vidéos liées, les articles, les modèles de la contrathèque et les expertises associées te permettent de continuer le parcours sans repartir de zéro.

À retenir : Mise en demeure pour une image copiée : que faire ? doit t'aider à prendre une meilleure décision juridique, plus vite, avec une vision claire des risques et des prochaines étapes.

À retenir
  • Utiliser une image trouvée sur internet (crue libre de droits) peut te valoir une mise en demeure du titulaire ou d'une société mandatée : suppression + indemnisation sous peine de poursuites.
  • Des « copyright trolls » (le plus connu en France : PicRights) scannent le web par IA et envoient des mises en demeure automatiques et génériques, souvent suivies de relances.
  • Beaucoup de ces demandes sont infondées ou contestables, et les montants réclamés dépassent souvent les condamnations des tribunaux français.
  • Premier réflexe : exiger la preuve de la titularité des droits (la société a-t-elle le droit d'agir pour le photographe ?).
  • Deuxième réflexe : la photo doit être originale pour être protégée — et c'est au demandeur de prouver cette originalité.
  • Même si la demande est fondée, le montant se négocie (durée de publication, nombre de vues).
  • En pratique : supprime la photo par précaution (dans ~90 % des cas, les trolls ne poursuivent pas ensuite). Mieux : utilise des banques d'images libres de droits (ex. Unsplash) en respectant leurs conditions.
Transcription+

Pour alimenter ton site ou tes réseaux sociaux, tu peux être tenté d'utiliser des photographies trouvées sur internet, que tu crois de bonne foi libres d'utilisation. Attention : tu pourrais recevoir du propriétaire de la photo (ou d'une société qu'il a mandatée) une mise en demeure, en général sur l'email de contact de ta boîte. Elle t'indique que l'usage de l'image n'est pas autorisé, qu'il faut la supprimer d'urgence et payer une indemnisation pour cette reproduction contrefaisante, le tout sous peine de poursuites si tu ne t'exécutes pas. Comment réagir ?

Les copyright trolls. Des sociétés se sont spécialisées sur ce créneau : on les appelle les copyright trolls, et la plus connue et active en France est PicRights. Leur activité consiste à obtenir des compensations financières pour l'utilisation de photos non autorisées. Mandatées par des photographes ou titulaires de droits, elles utilisent l'intelligence artificielle pour sonder internet et repérer l'usage des images de leurs clients. Dès qu'elles en détectent une, elles envoient automatiquement une mise en demeure rédigée dans les mêmes termes, accusant le destinataire d'avoir violé les droits d'auteur et réclamant une indemnisation, souvent suivie de relances tout aussi automatiques : c'est un contentieux de masse, à la limite du harcèlement (tu trouveras de nombreux témoignages en ligne). Se croyant en infraction, beaucoup paient pour éviter la menace de poursuite. Or ces mises en demeure sont génériques, et surtout les demandes sont souvent infondées et contestables ; et quand elles sont fondées, les montants réclamés dépassent souvent les condamnations prononcées par les tribunaux français. Tu as donc des moyens de défense.

Titularité et originalité. Pour être légitime, la revendication doit émaner de celui qui détient les droits sur la photo. Premier réflexe : demander la preuve de la titularité — la société a-t-elle le droit d'agir au nom du photographe ? En détient-elle les droits ? Tu peux répondre : « Merci de bien vouloir me justifier de votre droit de propriété intellectuelle sur la photographie concernée. » Deuxième point essentiel : pour revendiquer des droits d'auteur, encore faut-il que la photo soit protégeable — la loi ne protège les images qu'à condition qu'elles soient originales, et c'est à celui qui revendique la protection de démontrer cette originalité. Complète donc par : « Je vous invite également à me justifier avec précision que l'image litigieuse est suffisamment originale pour être protégée par le droit d'auteur. » Ce n'est que si ces deux conditions sont réunies que la demande est légitime — et parfois ce n'est pas le cas. Exemple : un client avait publié la photo d'un bâtiment d'architecte ; l'auteur de la photo l'a mis en demeure, mais la photo n'avait rien d'original — seul le bâtiment l'était. Arroseur arrosé : c'est le photographe qui était en tort, pour avoir reproduit une œuvre originale. Enfin, même quand la demande est légitime, le montant se discute : regarde la durée de publication, le nombre de vues… et n'hésite pas à négocier, car les demandes dépassent souvent ce qui serait obtenu au tribunal.

Tes options. Dès réception, quelle que soit la légitimité de la demande, supprime immédiatement la photo par précaution. Ensuite, tu peux payer (mais négocie a minima le montant, souvent disproportionné) ; ou répondre en confirmant la suppression et, selon les cas, demander les justificatifs (titularité, originalité) ou contester purement et simplement le bien-fondé de la demande (originalité, montant). Entre nous, dans 90 % des cas, une fois la photo supprimée, les copyright trolls ne poursuivent pas en justice, même sans réponse.

Bonnes pratiques. Pour éviter ce type de courrier, utilise simplement des banques d'images libres de droits — il en existe des tonnes, bien fournies et de qualité (je pense notamment à Unsplash) — en respectant les conditions posées (par exemple créditer l'auteur ou le site). Cela sécurise l'usage des images sur ton site et tes réseaux. En conclusion : si un copyright troll te reproche une contrefaçon, pas de panique — supprime la photo, conteste éventuellement le bien-fondé de la demande, et il est très peu probable que tu sois poursuivi. Des questions ? Pose-les en commentaire. À bientôt.

Pour aller plus loin
Ressources liées
Les vidéos, c'est bien.
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