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Comment travailler avec un influenceur
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Comment travailler avec un influenceur

Contrats
Avancé
7:04
2021
Travailler avec un influenceur dans les règles : types de partenariats, rémunération selon son statut (cadeaux, salaire ou facture), risque de requalification en salariat et clauses PI/droit à l'image indispensables.
B
Camille M.
Marketing & acquisition
7:04
ZgbZIW3fTZk
Vidéo hébergée sur YouTube

La méthode en bref

En une phrase : Travailler avec un influenceur dans les règles : types de partenariats, rémunération selon son statut (cadeaux, salaire ou facture), risque de requalification en salariat et clauses PI/droit à l'image indispensables.

Les influenceurs sont de véritables leviers pour développer ta marque, surtout sur les réseaux sociaux. Derrière l'image du hobby se cache un vrai travail (production de contenu, animation de communauté) : traite-les comme des partenaires commerciaux et rémunère-les correctement. Dans cet épisode de la Bold Académy, Camille M. te donne le cadre juridique.

Les types de partenariats. Le one-shot (promotion ponctuelle : photo, post, article, produit offert), l'affiliation (commission selon les objectifs commerciaux réalisés) et le partenariat long terme (jusqu'au co-branding ou à la création d'un produit).

La rémunération selon le statut. Pour être rémunéré en France, il faut un statut (société, micro-entreprise, salarié, stagiaire). Sans statut, tu ne peux pas payer l'influenceur par facture : soit tu lui offres des cadeaux / bons d'achat (le gifting est déductible à trois conditions : montant non excessif, intérêt direct de ta société, et sans rémunérer un travail précis ; à inscrire au relevé des frais généraux au-delà de 3 000 €/an ; TVA récupérable seulement si la valeur unitaire est < 69 € TTC) ; soit tu conclus un contrat de travail (salariat), obligatoire pour un partenariat long terme ou pour verser de l'argent. Attention : il existe une présomption de salariat dès que l'influenceur pose avec un produit ou suit un script rédigé par ta société. Avec un statut pro (micro ou société), tu peux surtout conclure un contrat de prestation de service (il émet une facture) — mais la présomption de salariat s'applique aussi : laisse-lui une totale indépendance (pas d'horaires, de dress code, ni de directives strictes) pour écarter le lien de subordination.

Les points clés à retenir

Voici les idées à garder en tête après la vidéo. Elles servent de checklist rapide pour passer du concept à l'action.

Traite les influenceurs comme de vrais partenaires

Traite les influenceurs comme de vrais partenaires commerciaux ; trois types de partenariats : one-shot, affiliation (commission sur objectifs), long terme (co-branding).

Pour être rémunéré en France, il faut

Pour être rémunéré en France, il faut un statut : le mode de rémunération dépend donc de la situation de l'influenceur.

Sans statut : soit des cadeaux/bons d'achat

Sans statut : soit des cadeaux/bons d'achat (gifting déductible sous conditions ; relevé des frais généraux au-delà de 3 000 €/an ; TVA récupérable seulement si valeur unitaire < 69 € TTC), soit un contrat de travail.

Attention à la présomption de salariat

Attention à la présomption de salariat : elle s'applique dès que l'influenceur pose avec un produit ou suit un script imposé.

Avec un statut pro (micro/société)

Avec un statut pro (micro/société) : tu peux conclure un contrat de prestation de service (facture) — mais laisse-lui une totale indépendance pour écarter le lien de subordination.

Clauses indispensables

Clauses indispensables : cession de droits d'auteur, cession de droits d'artiste-interprète, et autorisation d'exploitation des droits de la personnalité (nom, image, voix).

Quand l'appliquer dans ta startup ?

À relire avant une opération commerciale, une campagne d'acquisition, un jeu-concours ou une collaboration d'influence.

L'objectif n'est pas de tout complexifier, mais de repérer les bons réflexes : ce qu'il faut décider, ce qu'il faut documenter, et ce qu'il vaut mieux faire valider avant que le sujet ne bloque ton projet.

Pour aller plus loin

Cette vidéo fait partie de la Bold Academy. Les vidéos liées, les articles, les modèles de la contrathèque et les expertises associées te permettent de continuer le parcours sans repartir de zéro.

À retenir : Comment travailler avec un influenceur doit t'aider à prendre une meilleure décision juridique, plus vite, avec une vision claire des risques et des prochaines étapes.

À retenir
  • Traite les influenceurs comme de vrais partenaires commerciaux ; trois types de partenariats : one-shot, affiliation (commission sur objectifs), long terme (co-branding).
  • Pour être rémunéré en France, il faut un statut : le mode de rémunération dépend donc de la situation de l'influenceur.
  • Sans statut : soit des cadeaux/bons d'achat (gifting déductible sous conditions ; relevé des frais généraux au-delà de 3 000 €/an ; TVA récupérable seulement si valeur unitaire < 69 € TTC), soit un contrat de travail.
  • Attention à la présomption de salariat : elle s'applique dès que l'influenceur pose avec un produit ou suit un script imposé.
  • Avec un statut pro (micro/société) : tu peux conclure un contrat de prestation de service (facture) — mais laisse-lui une totale indépendance pour écarter le lien de subordination.
  • Clauses indispensables : cession de droits d'auteur, cession de droits d'artiste-interprète, et autorisation d'exploitation des droits de la personnalité (nom, image, voix).
  • En résumé : définir le partenariat, vérifier le statut, adapter récurrence/directives pour éviter la requalification, et verrouiller la PI et le droit à l'image.
Transcription+

Aujourd'hui, les influenceurs prennent de plus en plus de place dans le marketing et peuvent être de véritables leviers pour développer ta marque, notamment sur les réseaux sociaux. On les imagine souvent prendre des photos, les poster et animer une communauté comme un simple hobby ; en réalité, être influenceur, c'est beaucoup de travail (production de contenu, animation de communauté…). Qu'ils soient seuls ou accompagnés, tu dois les traiter comme de véritables partenaires commerciaux et les rémunérer correctement.

Les différents types de partenariats. Une fois repérés les influenceurs qui correspondent à ta marque, tu entres en négociation. Plusieurs propositions possibles : le partenariat one-shot (promotion ponctuelle via une photo, un post, un article de blog, ou un produit offert à sa communauté) ; le partenariat en affiliation (l'influenceur perçoit une commission selon les objectifs commerciaux réellement réalisés) ; et le partenariat long terme (jusqu'à la création d'un nouveau produit en co-branding).

La rémunération selon le statut. Pour percevoir une rémunération en France, il faut légalement disposer d'un statut (société, micro-entreprise, salarié ou stagiaire). Tout dépend donc de la situation de l'influenceur. Cas 1 : aucun statut professionnel. Tu ne peux pas lui verser d'argent par facture. Deux options. A. Le doter de cadeaux, bons d'achat ou cartes cadeaux : le gifting (prestation ou produit offert) est déductible du résultat imposable à trois conditions — le montant n'est pas excessif, le cadeau est engagé dans l'intérêt direct de ta société (on évite le cadeau au petit frère qui a 60 abonnés), et il ne rémunère pas un travail précis (opération de promotion ponctuelle). Déclarations et TVA : inscris ces dépenses au relevé des frais généraux si le total des cadeaux dépasse 3 000 € sur l'année ; la TVA n'est pas récupérable, sauf si la valeur unitaire est inférieure à 69 € TTC. Pour les bons d'achat et cartes cadeaux, garde un montant modéré et limite le nombre d'interventions, pour éviter que l'administration n'y voie une relation professionnelle dissimulée. B. Le contrat de travail : pour un partenariat long terme ou pour verser de l'argent à quelqu'un sans statut, tu dois conclure un contrat de travail et verser un salaire. Attention : il existe une présomption de salariat dès que l'influenceur pose avec un produit ou suit un script rédigé à l'avance par ta société — ta structure doit alors s'acquitter des cotisations sociales. Cas 2 : un statut professionnel. S'il a une micro-entreprise ou une société, c'est plus souple : tu peux lui proposer cadeaux, bons d'achat ou salaire, et surtout conclure un contrat de prestation de service (il émet une facture). Point de vigilance majeur : la présomption de salariat s'applique aussi. Pour l'écarter et valider le contrat de prestation, laisse-lui une totale indépendance dans l'organisation de son travail (pas d'horaires imposés, pas de dress code, pas de directives strictes) — plus il est autonome, plus tu démontres l'absence de lien de subordination.

Les clauses indispensables du contrat. Qu'il ait un statut ou non, sécurise juridiquement l'exploitation des contenus : une clause de cession de droits d'auteur (pour exploiter légalement des photos ou textes suffisamment originaux) ; une clause de cession de droits d'artiste-interprète (si l'interprétation ou la mise en scène est originale) ; et une autorisation d'exploitation des droits de la personnalité (autorisation écrite d'utiliser commercialement le nom, l'image et la voix de l'influenceur).

Pour résumer, avant de lancer ta campagne : définis les modalités du partenariat (one-shot, affiliation, long terme) ; vérifie le statut juridique de l'influenceur pour choisir le bon mode de rémunération (facture, cadeaux ou salaire) ; adapte la récurrence et les directives pour éviter la requalification en contrat de travail ; et verrouille les clauses de propriété intellectuelle (droit d'auteur, droit à l'image) pour exploiter sereinement les contenus.

Pour aller plus loin
Ressources liées
Les vidéos, c'est bien.
Un avocat, c'est mieux.
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